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L’œuvre de Toulouse-Lautrec, sa présentation par le maire Me Etchegaray & la conservatrice Hélène Ferron
un article d'Anne de Miller - La Cerda
À l’occasion d’une conférence de presse mardi dernier dans la salle du rez-de-chaussée dédiée au corps humain du superbe musée Bonnat-Helleu, Me Etchegaray, le maire de Bayonne réélu, principal acteur de cette rénovation, et la conservatrice des collections Hélène Ferron, accueillaient les journalistes autour du tableau « Femme tirant son bas » signée du célèbre Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901). Une œuvre prêtée jusqu’au 9 novembre par le musée d’Orsay dans le cadre de sa collaboration avec le musée Bonnat-Helleu.
Ancien élève de Bonnat en avril 1882, Henri de Toulouse-Lautrec avait ensuite étudié la peinture auprès de René Princeteau dans son atelier au 233 de la rue du Faubourg-Saint-Honoré, puis en novembre 1882 dans celui de Fernand Cormon - jusqu'en 1886 – où il rencontra Vincent van Gogh, Émile Bernard.
Atteint d’une maladie osseuse depuis l’âge de dix ans qui l'empêcha de se développer, Henri de Toulouse-Lautrec avait vécu à Albi, sa ville natale, entre le château du Bosc de ses grands-parents, dans l'Aveyron, et au château de Celeyran, dans l'Aude. Dès l’enfance, le fils du comte de Toulouse-Lautrec-Monta et d'Adèle Zoë Tapié de Céleyran se montra très doué en dessin. Ancien cavalier, il aimait dessiner les chevaux, une passion qui le poursuivit toute sa vie.
Adulte, il s'installa à Montmartre où il décrivit - à la manière de Maupassant ou de Zola - les péripatéticiennes des maisons closes, comme en témoigne l’huile sur toile de la « Femme tirant son bas » datée 1894.
Tout en s’inspirant d’Edgar Degas, il peignit la chanteuse Yvette Guilbert, la danseuse du Moulin Rouge la Goulue, ou des femmes du peuple telle Carmen Gaudin à la chevelure rousse flamboyante, Marie surnommée Suzanne Valadon, modèle pour des scènes de cirque et qui deviendra sa muse.
Toulouse-Lautrec ne fut pas un artiste maudit, déconsidéré par sa famille, ce fut même l’inverse.
Sa mère, la comtesse Adèle de Toulouse-Lautrec qui l'aimait particulièrement, avait acquis en 1883 le domaine de Malromé en Gironde, y installera spécialement pour son fils un atelier où il réalisa d’ailleurs un portrait d’elle, entourée d’hortensias. Malromé fut son refuge, il s’y éteindra le 9 septembre 1901 à presque 37 ans. Avec le marchand de tableaux Maurice Joyant, la mère de l'artiste financera la création d'un musée à Albi.