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Concerts, conférences, musiques, expositions, cinéma, littérature, poésies, philosophie, spiritualité, critiques artistiques, patrimoine, gastronomie et actualités culturelles : parce qu'un média libre n'a pas de prix, le site Baskulture et La Lettre du Pays Basque ont été créés pour rappeler le passé et éclairer l'avenir

Une tasse de thé avec Christophe Goarant (Anne de La Cerda)

Christophe Goarant  -  Corrêa-de-Sá    -    L’empereur Shennong

Christophe Goarant - Corrêa-de-Sá - L’empereur Shennong

À l’occasion de journée mondiale du thé le 21 mai prochain, Christophie Goarant présente son nouvel ouvrage.
Au fil de ses « Routes du thé », l’ancien kanboar (habitant de Cambo, au Pays Basque), Christophe Goarant– Corrêa-de-Sá, professeur d’anglais et poète, nous entraîne en prose puis en poésie dans une ode musicale et gustative à travers une cinquantaine de tableaux sur les origines mythiques et millénaires de cet « élixir ».
Un engouement pour le thé qui s’est progressivement développé grâce aux Anglais en Europe, puis aux Etats-Unis et dans le monde entier.

Sous sa plume à l’humour souvent caustique, on découvre les rites du thé asiatique et indien depuis leurs débuts. Une histoire qui commença par hasard vers 2737 av. J.C. quand l’empereur Shennong fit connaissance avec ce breuvage lorsque quelques feuilles tombèrent dans son bol d’eau chaude. Des rites du thé à ses débuts parfois cruels !

D’après une légende, le serviteur d’un samouraï de la province Hakone, aurait fait tomber par malchance un grain de riz dans le bol de thé vert de son maître. Terriblement fâché, ce dernier lui fit trancher la tête en retour !
L’évolution du thé va prospérer sous les Ming (1368-1644), puis sous les Qing (1644-1911).
Les techniques d’affinage et diverses sortes de thé se développèrent. Boire du thé devint un art de plus en plus raffiné.

D’après la thèse officielle, le thé fut introduit à la Cour d’Angleterre par l’épouse de Charles II d’Angleterre, la reine Catherine de Bragance (1638-1705). Cependant, les marchands hollandais l’y auraient déjà importé dès le tout début du XVIIème siècle.

Une tasse de thé avec Christophe Goarant (Anne de La Cerda)

En Russie, le médecin anglais d’Alexis (2ème souverain de la dynastie Romanov) avait convaincu le tsar de déguster le thé autrement que sous une forme médicinale. La boisson fut ainsi répandue en Russie, et très appréciée en fin de repas.

Au cours du XVIIIème, le premier ministre anglais Charles Earl Grey n’était-t-il pas « passé à la postérité grâce au thé ? » D’un âge avancé, le comte mélangea un jour à son thé noir de la bergamote, agrume qu’un neveu lui avait rapporté d’Orient. Ce fut une révélation. Le thé intitulé « Earl Grey » est devenu depuis lors le plus prisé du monde. Christophe Goarant invite à le déguster en écoutant « Zadok the Priest » de Haendel.

Au XIXème siècle, le thé commença à être cultivé ailleurs qu'en Chine et surtout en Inde, sous l'impulsion de la Compagnie britannique des Indes orientales. Créée en 1600 par la reine Elisabeth, cette Compagnie bénéficia d’une charte royale qui lui conféra le monopole du commerce avec l’Orient jusqu’en 1834. Jusqu’à aujourd’hui, en accédant par le petit train sur les contreforts himalayens, l’East India Company implanta des jardins de thé à Darjeeling « Cité de la Foudre ». Christophe Goarant suggère au lecteur de goûter une tasse de darjeeling castleton fist flush en écoutant « The Celestial Railroad », une pièce pour piano de Charles Ives.

A New York au XXème siècle, bien que l’idée était née à l’origine de deux américaines (Roberta Lawson et Mary Moralen), le richissime homme d’affaires Thomas Sullivan « inventait » par hasard le thé en sachet permettant de préserver ses arômes. Une idée qui, à partir de 1940, fit fureur dans le monde entier, et jusqu’à nos jours.

« Les routes du thé », album illustré mêlant poésie, Histoire, suggestions gustatives et musicales aux éditions Infimes par Christophe Goarant – Corrêa-de-Sá, 130 pages, 17 €.

Pour commander le livre : https://www.editions-infimes.fr/les-routes-du-the/

L’auteur :
Né en 1977 à Paris, Christophe Goarant - Corrêa-de-Sá est un écrivain d’origine franco-brésilienne. Collaborateur chez Nathan pour des ouvrages pédagogiques, il a enseigné le français dans une Public School anglaise à Shrewsbury, avant de devenir professeur d’anglais en France pendant plus de vingt ans. Il se consacre désormais à des missions d’encadrement. Lauréat de plusieurs prix et institutions (Prix Rimbaud, Académie des Jeux Floraux de Toulouse, Prix des Trois Couronnes…) il écrit de la poésie et du théâtre. Il est – entre autres - l’auteur, aux éditions Séguier, d’Enfants sillages, recueil de poèmes évoquant le monde de l’enfance, préfacé par Pierre Brunel, et de Dans l’Ombre du Dom Juan, pièce qui reprend le mythe et le personnage du grand séducteur là où Molière les avaient laissés.

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