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Le plaisir d’avoir décerné (il y a bien des années) le Prix littéraire des Trois Couronnes à Jacques Garay
« En ce lundi de septembre, je venais de sacrifier à mon rite frontalier et matinal et je me dirigeai vers mon scooter patientant paisible au pied de l’Eskualduna. La matinée était bien étirée et je rallumai mon smartphone endormi dans le coffre de ma monture.
Un message de Petit Poulet m’y attendait :
Xanti, le labo de la Maison Adam, dans la zone artisanale de Layats, a subi une intrusion cette nuit. Les alarmes ont été coupées pendant une heure, puis rebranchées, mais rien n’a été volé ni abîmé.
Petit Poulet, c’était Jacques Seignosse, un ami, commissaire de police à Saint-Jean-de-Luz de surcroît, et il me faisait bénéficier de-ci de-là, mais jamais cahin-caha, d’informations inhérentes à sa fonction et utiles à la mienne.
Xanti, Xanti Sopuerta, c’était moi. Chroniqueur gastronomique, journaliste gourmand un tantinet iconoclaste, je collaborais à la Gazette du Pays Basque dans des domaines variés allant du sport aux faits divers, en passant par la politique ou par tout sujet sur lequel, Roland Campan, le boss du journal, et moi, nous nous accordions. Et là, il y avait peut-être un sujet. À suivre donc... »
Et voilà nos héros entraînés dans une nouvelle aventure autour de cette célébrissime pâtisserie dont le premier tenancier – il y a vingt-cinq générations ! - avait offert ses macarons au Roi-Soleil venu se marier à Saint-Jean-de-Luz avec l’Infante d’Espagne, trésor gastronomique dont des multinationales gourmandes voulaient s’approprier la recette : on retrouvera un Américain dans le port de Saint-Jean-de-Luz, puis un Japonais le lendemain, derrière le Quai de l’Infante, c’était la Bataille du Pacifique qui recommençait, ça tombait comme à Pearl Harbor, Midway ou Guadalcanal !
L’humour décapant de notre auteur ne masque guère une très fine analyse sur le terrain et des portraits tout aussi véridiques des principaux acteurs de l’actualité régionale que le lecteur n’aura aucun mal à découvrir sous leur nom d’emprunt.
Comme à l’habitude, on lira de notre auteur ziburutar ce roman bien troussé, à consommer sans modération, en se tenant les côtes, à l’occasion, sans retenue.
Et ce samedi 11 avril de 11h à 13h, sur les lieux du crime, Jacques Garay dédicacera son nouveau polar « Le Secret des macarons » (12,50 € aux éditions Cairn) à la Maison Adam, place Louis-XIV à Saint-Jean-de-Luz.