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Concerts, conférences, musiques, expositions, cinéma, littérature, poésies, philosophie, spiritualité, critiques artistiques, patrimoine, gastronomie et actualités culturelles : parce qu'un média libre n'a pas de prix, le site Baskulture et La Lettre du Pays Basque ont été créés pour rappeler le passé et éclairer l'avenir

Anglet : le chorégraphe-fondateur du Ballet Illicite, Fabio Lopez, honoré

Anglet : le chorégraphe-fondateur du Ballet Illicite, Fabio Lopez, honoré

C’est dans la Salle des Fêtes de la belle mairie Art-déco d’Anglet que le délégué local de La Renaissance Française avait décerné mercredi dernier sa médaille d’or au jeune et talentueux danseur-chorégraphe Fabio Lopez, sous la présidence du maire, Claude Olive, et des adjoints bayonnais et biarrot, ainsi qu’en présence d’une délégation diplomatique nourrie : le récipiendaire étant originaire de Lisbonne, le Consul Général de Portugal, Miguel Brito e Abreu, était venu de Bordeaux, accompagné de la déléguée culturelle Isabel Barradas, auxquels s’étaient joints Dña Anunciada Fernández de Córdova y Alonso-Viguera, Consul Général d’Espagne à Bayonne, récemment nommée (voir notre article dans la « Lettre » du 13 février) ainsi qu’Alexandre de La Cerda, académicien de la « Diplomacia del Reino de España » et consul (h) de Russie à Biarritz...

Anglet : le chorégraphe-fondateur du Ballet Illicite, Fabio Lopez, honoré

Or, précisément, lorsqu’il relate son entrée - à onze ans, pour ne plus le quitter - dans ce petit studio de danse situé dans l'ancien palais du Marquis de Pombal pour s'adonner à cet art qui le captivera à tout jamais, l’apprentissage du jeune Fabio - selon la méthode des théâtres impériaux russes - de ces pas qui remontent à l'époque de Louis XIV imposait un engagement total ; et rien ne pouvait être plus idyllique que d'entendre dès l'aube le pianiste appelé "maestro", comme l’appelait leur maître à danser, les accompagner quotidiennement sur des airs de Bach, Rachmaninov ou Glazounov, alors que « son corps se métamorphosait lentement avec la fierté de ne jamais abandonner son but, son envol ».

Et Fabio Lopez d’ajouter : « Un jour, "La Belle au bois dormant" et Tchaïkovsky sont apparus au Teatro de Sao Carlos, à une certaine époque reconnu pour son très exigeant parterre. Resté profondément impressionné par cette inoubliable grande ouverture, si éclatante, qui deviendra plus tard un leitmotiv féerique capable d'apaiser un enragé minotaure, ma mémoire n'oubliera probablement jamais la sonorité de ce violon d'où a jailli un amour si divin lors de la vision de la Belle endormie au deuxième acte. L'amour pour la Russie était né. Cette soirée mémorable me fera quêter sur les origines de mon héritage académique, mais surtout me fera connaître ma future idole, celui que je ne rencontrerai jamais, le tsar de la danse Rudolf Noureev ».

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