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Noblesses russe, française et pontificale réunies pour un centenaire festif

Noblesses russe, française et pontificale réunies pour un centenaire festif

Cérémonie à la cathédrale - Les présidents des associations de noblesse russe, française et pontificale au Jockey

C’est le centenaire de l’Union de la Noblesse Russe - créée à Paris le 27 novembre 1925 par des représentants de grandes familles russes réfugiés en France à la suite de la révolution de 1917 – qui vient d’être commémoré de manière solennelle et festive, d’abord par un office d’action de grâce célébré en présence du métropolite Jean de Doubna à la cathédrale Saint-Alexandre-Newsky à Paris, suivi d’un dîner au Jockey Club.
Une centaine de participants – comptant plusieurs tables de jeunes, particulièrement actifs au sein du Cilane (regroupant les noblesses européennes) – s’étaient réunis autour de leur président, le comte Serge Kapnist, et de ses invités, le président de l’Association d’Entraide de la Noblesse Française et la comtesse Patrick de Sèze, ainsi que celui de la Noblesse Pontificale et la comtesse Alban Maggiar.

Noblesses russe, française et pontificale réunies pour un centenaire festif

La table présidentielle

Sur fond d’étendards historiques – dont celui de la Croix Rouge de Russie que gère remarquablement le Cte Kapnist -, c’est le Cte Patrick de Sèze qui a d’abord rappelé les conditions dans lesquelles sont nées les deux associations nobiliaires, « la russe à la sortie de la révolution bolchévique », la française quelques années plus tard, « à la fin de la première guerre mondiale, deux événements contigus ayant marqué parallèlement nos familles dont les familles portaient comme nom : Honneur et Fidélité.

En 2025, cent ans après la création de l’UNR en faveur des familles éprouvées par la révolution, nous éprouvons une agression beaucoup plus perverse : en France, la mémoire est interdite, le souvenir est effacé, l’idéologie remplace la connaissance, les valeurs chrétiennes sont bafouées et l’élitisme est interdit. Nous sommes dans une crise de civilisation. On voudrait faire disparaître la noblesse alors que les nobles ont plus que jamais un rôle à jouer.

Car quand les racines sont arrachées et les repères effacés, il appartient aux porteurs de la mémoire, aux descendants des familles qui ont porté au pinacle la grandeur et le rayonnement de la civilisation européenne et qui ont servi, génération après génération, leur pays aux fonctions les plus difficiles et les plus exposées, à ceux dont le regard est porté sur le lointain, de former un corps uni au service du redressement moral et spirituel de notre pays.
Aujourd’hui, nous devons plus que jamais être unis et rassemblés »
.

Soulignant être « très heureux de nos relations simples et familiales entre membres de nos associations », Patrick de Sèze a encore rappelé « nos nombreux devoirs vis-à-vis des jeunes qui rejoignent nos associations » en transmettant « à nos enfants et petits-enfants la joie et l’envie d’être toujours forts et unis », en route vers « le deuxième centenaire de l’Union de la Noblesse Russe ».

Noblesses russe, française et pontificale réunies pour un centenaire festif

Livret musical et tables de jeunes au centenaire de la Noblesse Russe célébré au Jockey Club

Quant au président de la Noblesse Pontificale, rappelant les fondamentaux de l’institution papale, le comte Alban Maggiar a offert au comte Serge Kapnist un magnifique plateau en argent sur lequel était gravé :
« La Réunion de la Noblesse Pontificale en témoignage d’amitié admirative à l’Union de la Noblesse Russe pour son centenaire / Paris 28 novembre 2025 / Comte Alban Maggiar, Président / Prince Charles de La Tour d’Auvergne et Jean-Dominique Senard, Vice-Présidents ».

Remerciant ses hôtes ainsi que les participants à cette soirée du centenaire, le président de l’Union de la Noblesse Russe a merveilleusement clôturé le dîner – par ailleurs savoureusement apprêté et servi au Jockey (crème brûlée au foie gras, magret de canard rôti au miel & soufflé glacé à la Mandarine impériale) – en citant en exemple les saintes Vera, Nadezhda et Lioubov, particulièrement révérées en Russie (*).

Sans oublier le livret musical illustré avec le talent artistique d’Alexandre Kotchubeï qui permit à l’assistance d’entonner l’ancien hymne impérial russe « Kol slaven nach Gospod v Sionié » (Comme est glorieux notre Seigneur à Sion)… Et les talents d’organisatrices de la Princesse Tamara Schakhovskoy, de Catherine Boncenne, et de quelques autres membres...

(*) Вера, Надежда и Любовь -, soit Fides, Spes et Caritas / Foi, Espérance, Amour (et leur mère Sophie), mentionnées dans le calendrier orthodoxe le 30 septembre, sont communément considérées comme des prénoms slaves. Or, il s'agit en réalité d'une traduction du grec, et les femmes qui portaient ces noms étaient romaines - elle vivaient à Milan, puis à Rome - et avaient souffert pour leur foi chrétienne durant la première moitié du IIème siècle.
Sophie (en grec, Sagesse), une noble matrone romaine, veuve, avait prénommé sa première fille Pistis, nom grec, courant chez les Romains, signifiant foi, vertu parmi les plus importantes.
La cadette fut prénommée Elpis, en hommage à l'espérance, considérée dans le christianisme comme l'avant-dernière étape sur le chemin de Dieu.
Enfin, la benjamine fut prénommée Agape, en l'honneur de la vertu suprême : l'amour.
N'ayant pas réussi à les persuader de renoncer à leur foi chrétienne, l'empereur romain Hadrien fit torturer et tuer les trois jeunes filles, leur mère mourut trois jours plus tard.
Ces saintes femmes sont vénérées en Russie ; en leur mémoire, des jeunes filles portent leurs noms, symboliques pour l'âme de chaque Russe, le jour de leur célébration étant également appelé "la fête des noms rayonnants des femmes". Traditionnellement, cette fête de Sainte Sophie et de ses filles, les villages russes la célébraient en honorant celles prénommées ainsi : invitées à des dîners festifs "avec dégustation de tartes", les festivités durant trois jours avec des chants, des danses etc.

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