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La chute du mur de Berlin sonna le glas du marxisme, très vite remplacé dans le monde occidental par une mouvance hybride qui lui succédera dans sa fonction de corrosion intellectuelle de notre civilisation, wokisme, immigrationnisme et toutes les ficelles du soi-disant progressisme.
Les structures indépendantistes ou identitaires régionales empruntent différentes formes de communisme ou socialisme tels que les mouvements Corses, Irlandais, Breton et bien entendu Basques, allaient suivre le même chemin.
Nous retrouvons ainsi dans la plupart de ces organisations, des lignes politiques teintées d’un bon vieux socialisme (« il est plus facile de tromper les gens que de les convaincre qu’ils ont été trompés »). Ces mêmes lignes politiques se sont modernisées s’agrémentant de wokisme, d’immigrationnisme et de féminisme moderne.
Ainsi, le nationalisme Basque, tel qu’il existe aujourd’hui mélange les dernières absurdités à la mode, protection de la transidentité, néo-féminisme, colonialisme, pro-islamisme (on a vu ce que cela donnait avec la Palestine), militantisme pro-climat, et bien entendu, antifa.
Pour le monde abertzale, Paris et Madrid sont toujours des capitales coloniales. Franco est le danger du moment et les nouveaux colons sont les bobos Parisiens qui font monter les prix à Biarritz. Les abertzales basques font un transfert psychologique qui les amènent à assimiler les migrants africains aux réfugiés basques ou encore aux républicains espagnols fuyant la dictature franquiste des années 40.
Qui n’a pas vu « Refugees welcome - touristes dehors » barbouillé sur nos murs ?
Dans cette logique, le danger pour le Pays Basque dans la tête des abertzales, ce n’est pas le « grand remplacement » mais bien l’extrême droite française et espagnole. C’est dans cet esprit que l’organisation nationaliste EH BAI organise le 14 novembre à Saint-Jean-de-Luz une mobilisation « face à l’extrême droite, soyons le rempart ». Le choix de Donibane étant lié aux dernières activités immobilières du mécène conservateur Pierre Edouard Stérin, jugé trop catho pour être honnête (un prince qatari aurait certainement trouvé plus de grâce à leur yeux).
Le littoral basque est en effet couvert de résidences appartenant à des Parisiens ou Bordelais, aux prix faramineux qui empêchent les jeunes basques de se loger. Nos nationalistes basques, soucieux de justice immobilière ne s’intéressent jamais aux centaines d’appartements occupés à Bayonne et ailleurs par des populations n’ayant rien à voir avec la culture locale. Leur intégration est pourtant plus problématique pour l’avenir du pays au regard de la situation sécuritaire dans les régions où ils sont plus nombreux et ont plus d’antériorité (*).
Le chassé-croisé entre la natalité qui implose et l’immigration qui explose est autrement plus préoccupant pour l’avenir du Pays Basque et du reste de l’Europe que le sur-tourisme et le réchauffement climatique. Mais, comme le disait un scientifique américain « le plus grand problème des sociétés humaines, c’est leur ignorance des facteurs exponentiels » (Bartlett).
Cependant, ces derniers temps en Irlande, en Flandre et en Corse par exemple, des partis nationalistes ont pris conscience de la situation. Le parti Mossa Palatina lancé en 2024 commence à changer les esprits en Corse et même les indépendantistes de gauche de l’Île de Beauté s’inquiètent de leur « grand remplacement » ; alors bientôt chez nos abertzales ? On l’espère, avant qu’il ne soit trop tard, sinon aux prochaines émeutes nous aurons droit aussi à nos bâtiments brûlés et aux diverses agressions.
(*) NDLR : pourrait-on ainsi assister à l’interdiction de la Foire au Jambon bayonnaise et à la disparition du fameux porc Kintoa sous prétexte qu’ils heurtent la charia (règle) islamique ?
Et dans un autre domaine, comment ne pas s’étonner, voire s’indigner, de lire dans un media abertzale l’ikurrina (sans tilde sur le n !), traitée de « serpillère colorée créée par le peu présentable Sabino Arana » dans un article signé d’un professeur à l'IUT de Bayonne ?