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Concerts, conférences, musiques, expositions, cinéma, littérature, poésies, philosophie, spiritualité, critiques artistiques, patrimoine, gastronomie et actualités culturelles : parce qu'un média libre n'a pas de prix, le site Baskulture et La Lettre du Pays Basque ont été créés pour rappeler le passé et éclairer l'avenir

18 novembre 1870 : un billet d’amour musical à Biarritz

18 novembre 1870 : un billet d’amour musical à Biarritz

Malheureusement, une certaine ignorance du public mélomane - et même des étudiants en matière d’histoire musicale de notre région - n’avait pas favorisé une active participation du Pays Basque au centenaire de la disparition de Massenet en 2012. Et pourtant, n’est-ce pas à Biarritz que son épouse Louise Massenet, et leur petite Juliette, née en 1868, s’étaient réfugiées pendant la guerre franco-prussienne de 1870, alors que le jeune compositeur était enrôlé dans la Garde nationale ?

Et durant le siège de Paris par les Allemands, Jules Massenet avait fait parvenir à Biarritz par ballon un « billet d’amour musical » destiné à Louise !

Massenet, dont le piano – cadeau de mariage à son amie Rosemonde Gérard – orne toujours le salon d’Edmond Rostand dans sa belle demeure d’Arnaga à Cambo…

C’est après la guerre et la Commune qu’il va composer ses premières œuvres lyriques, parmi lesquelles son drame sacré « Marie-Magdeleine », donné à l’Odéon en 1873 et dirigé par le chef Edouard Colonne, lui valut un succès rarement démenti pour ses compositions ultérieures, en particulier « La Navarraise » (1893) inspirée de la nouvelle « La Cigarette » de Jules Claretie.

18 novembre 1870 : un billet d’amour musical à Biarritz

Cet épisode haut en couleurs des guerres carlistes qu’il situa en 1874 dans un village près de Bilbao, en mettant aux prises l’héroïne iruñar du livret et, de manière anachronique, le chef des insurgés carlistes Zumalacarregui (en réalité, mort en 1835 d’une balle reçue pendant le siège de Bilbao par les Carlistes).

La « Navarraise » avait été précédée d’un an par « Werther » dont la version en langue allemande à l’Opéra impérial de Vienne en 1892 fut suivie d’une triomphante création en français à Genève, incitant à redonner l’œuvre le 16 janvier 1893 au Châtelet.

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