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Le 26 juin 925, il y a 1100 ans, le calife musulman de Cordoue Abd el Rahman III avait faiit martyriser Pelagius, Pelage, Pelayo ou Pelay, qui fut canonisé peu après par l’Église comme exemple de la vertu de chasteté jusqu'à un degré héroïque.
Cet adolescent était le neveu d’Hemogius, futur évêque de Tuy (ou Tui), ville située dans l’actuelle province de Pontevedra en Galice et qui avait souffert des razzias musulmanes au début du VIIIème siècle avant d’être libérée en 739. Il avait été pris en otage par Abd al-Rahman III, émir puis calife omeyyade de Cordoue. Le roi navarrais Sancho Garcés Ier, que le calife de Cordoue combattait sans cesse, dans les environs de Nájera et de Tudela, et bien au-delà, avait pris Viguera dans La Rioja en 923, mais Abd al-Rahman pilla et détruisit Pampelune l’année suivante. Il prit le titre d’« Amir al-Mu'min » (prince des croyants) et « al-Nasir li-din Allah » (le victorieux pour la religion de Dieu).
Quant à Pelayo (ou Pelay), dont le patronage sera attribué à Saint-Palais, il avait été fait prisonnier avec les évêques de Salamanque et de Tuy, ainsi que de nombreux chrétiens, à la suite de la bataille de Valdejunquera (25 km au sud de Pampelune) où Abd al-Rahman défit, le 26 juillet 920, les troupes coalisées du roi navarrais Sancho Garcés Ier et d'Ordoño II de León. Pelayo était resté à Cordoue comme otage aux mains d’Abd al-Rahman contre la libération de son oncle évêque, lequel sera libéré par son père (le père de Pelayo étant le frère de l’évêque).
Pelayo (ou Pélage), qui avait déjà reçu une solide instruction - religieuse incluse -, sut ainsi résister aux sollicitations de ses geôliers : il refusa d’embrasser l’Islam et d’abjurer sa foi chrétienne tout comme il repoussa les avances sexuelles du calife, « esthète » dévergondé, très porté sur les jeunes et beaux garçons que ses troupes avaient fait prisonniers lors de leurs razzias en terre chrétienne.
Les chroniques disent qu'Abd al-Rahmán III avait exigé de Pélage des contacts sexuels, lui promettant richesses et honneurs s’il renonçait à la foi chrétienne, se convertissait à l’Islam et accédait à ses avances, ce que le jeune Pélage refusa catégoriquement, ce qui mène à sa condamnation à mort.
Le jeune Pélage sera alors martyrisé le 26 juin 925 par écartèlement au moyen de tenailles de fer. Après avoir été torturé, le corps du jeune chrétien martyr aurait été lancé par une catapulte sur la rive opposée du Guadalquivir (sort préfigurant celui du père missionnaire lazariste Jean Le Vacher, consul d'Alger, et d’autres captifs français, qui seront attachés par les Turcs ottomans à la bouche du canon « Baba Merzoug » en juillet 1683, en guise de réponse à l'amiral Duquesne venu libérer les esclaves chrétiens. Leurs membres déchiquetés tombaient épars sur le pont des navires français). En ce qui concerne Pelage, un garde musulman dut décapiter et dépecer le corps du jeune chrétien, semble-t-il encore vivant malgré son catapultage !