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B    a    s    k    u    l    t    u    r   e      -   La Lettre du Pays Basque

Concerts, conférences, musiques, expositions, cinéma, littérature, poésies, philosophie, spiritualité, critiques artistiques, patrimoine, gastronomie et actualités culturelles : parce qu'un média libre n'a pas de prix, le site Baskulture et La Lettre du Pays Basque ont été créés pour rappeler le passé et éclairer l'avenir

"Les relations franco-russes & le Sud-Ouest" au château de Fondat

Piotr Potemkine, le chef de l’ambassade russe, à Bayonne en 1668

Piotr Potemkine, le chef de l’ambassade russe, à Bayonne en 1668

 

Samedi 7 novembre à 15h au château de Fondat à Saint-Justin d'Armagnac (Landes), conférence donnée au profit de la restauration de la chapelle Sainte-Quitterie d'Argelouse, co-organisée par la Société de Borda & le château de Fondat :
"Les relations franco-russes & le Sud-Ouest. Du tsar Alexis à Soljénitsyne"
par Alexandre de La Cerda, de l’Académie des Jeux Floraux et de la Academia de la Diplomacia del Reino de España, lauréat de l’Académie française.  

En 1668, le tsar Alexis Mikhaïlovitch, père de Pierre le Grand, envoie une ambassade fournie à Philippe IV d’Espagne et à Louis XIV.

La délégation russe dirigée par Piotr Potemkine traverse les deux pays, depuis la côte andalouse jusqu’à Paris, en tenant un journal très précis, en particulier lors de son séjour à Bayonne et à Bordeaux : « Pendant le voyage en France des ambassadeurs, dans un espace de plus de 1300 verstes franchies par terre, ils ont rencontré partout des populations nombreuses réparties dans un grand nombre de villages, de bourgs et de villes souvent importantes ».

Depuis ces premières impressions, beaucoup de Français – huguenots exilés ou architectes, artistes, éducateurs et philosophes invités par Catherine II, émigrés de la révolution de 1789 – ont nourri une « référence française » privilégiée du bon goût et de la culture dans la société russe.

Le duc de Richelieu, constructeur d’Odessa, le chorégraphe bordelais Marius Petipas et beaucoup d’autres en sont l’illustration.

Ce rapport à la France inspirera encore Lénine qui en appelait à Robespierre pour proclamer « Il nous faut des Vendées » en guise d’exemple d’une répression réussie.
Comparant dans ses écrits le soulèvement des Vendéens à celui des paysans russes contre les exactions bolcheviques au début des années vingt, Soljénitsyne a établi la filiation des deux révolutions, au grand dam de « l’intelligentsia médiatique ».
Or, d’Albert Soboul à Aragon, de nombreux intellectuels et universitaires français n’ont-ils pas encensé la révolution russe et ses carnages, y voyant la continuation, voire le couronnement de celle de 1789 ?
Le débat est encore vif,  mais malgré une parenthèse de 70 ans et l’emprise d’un « rêve américain » auprès des jeunes générations, la Russie renoue avec son histoire et ses traditions et beaucoup de Russes de toutes conditions ressentent à nouveau l’attrait du « modèle culturel français » de leurs pères, tout comme beaucoup de jeunes français sont attirés par la Russie qui a su garder un modèle spirituel et sociétal traditionnel…

Samedi 7 novembre à 15h au château de Fondat à Saint-Justin d'Armagnac (Landes), entrée libre, partage d’un goûter à l’issue de la conférence / participation au chapeau au profit
de la chapelle Sainte-Quitterie d'Argelouse.

Le château de Fondat à Saint-Justin d’Armagnac et la chapelle Sainte-Quitterie d’Argelouse

Le château de Fondat à Saint-Justin d’Armagnac et la chapelle Sainte-Quitterie d’Argelouse

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